Le cinéaste québécois André Gladu a mené une carrière remarquable dans le domaine de la préservation du patrimoine oral du Québec et des francophones d’Amérique. Il a réalisé un nombre impressionnant de films documentaires dont plusieurs ont remporté des prix lors de festivals nationaux et internationaux : Le reel du pendu (1972), Marc-Aurèle Fortin (1983), Zarico (1984), Liberty Street Blues (1986), Le chant du monde (2014). Sa contribution majeure, Le son des Français d’Amérique (1974-1980) dont il est l’initiateur, coréalisé avec Michel Brault, est une œuvre ethnographique à la fois engagée, humaniste et porteuse de joie de vivre, inscrite depuis 2017, au Registre international – Mémoire du Monde de l’UNESCO.
Il a initié avec l’Université du Québec à Montréal / UQAM de 1973 à 1977, les premiers festivals de musique traditionnelle, encourageant ainsi toute une génération de jeunes citadins à se réapproprier leur culture. En 1987-88 il conçoit le projet de Musée de l’image en mouvement de la Cinémathèque québécoise. De 1997 à 2002 il est nommé producteur au Studio Culture et Expérimentation, Programme français de l’ONF. Il réalise de 2002 à 2006, à titre de cinéaste-résident, trois films majeurs sur les questions acadienne, créole et métisse : Tintamarre, Marron et Mitchif.
En 2009, il a été récipiendaire de l’Ordre des francophones d’Amérique. En 2015 il reçoit le Prix-Hommage de l’Académie Charles-Cros (France) suivi en 2018 du Prix du Québec, Albert-Tessier pour le cinéma. Depuis 2020, il a œuvré à la restauration et diffusion du Son des Français d’Amérique en collaboration avec la Cinémathèque québécoise, Éléphant – Mémoire du cinéma québécois et l’Office national du film du Canada. L’Université Laval de Québec lui a décerné en juin 2024 le premier Doctorat honorifique en Ethnologie et patrimoine.
Il consacre actuellement son temps à l’écriture et l’enregistrement en baladodiffusion (Podcasts) de ses Carnets de chantiers qui relatent l’aventure et l’expérience de ses tournages les plus marquants.
De retour à Chants de Vielles pour une CINÉ-RENCONTRE, samedi le 04 juillet de 13h30-14h30, il nous présentera le documentaire suivant:
Gilles Vigneault – Portager le rêve (Réalisation A. Gladu, 1997, 22 min)
En juin 1992, se tenaient à Québec Les États généraux du patrimoine vivant. Gilles Vigneault, porte-parole de l’événement, est invité à s’adresser aux participants. Arrivé un peu à l’avance, il est accueilli par une équipe de cinéastes présente pour capter le déroulement de la fin de semaine. Il accepte de livrer à la caméra ses réflexions sur l’importance de la tradition transmise d’une génération à l’autre. Vigneault, dans un grand moment de vérité, raconte pourquoi et comment il faut “portager les rêves d’un peuple”. Une conversation s’engage entre lui et l’équipe…
Dominique ChartrandÀ partir des années 70, André Gladu réalise plusieurs documentaires sur le Québec et les peuples francophones d’Amérique, notamment Le reel du pendu (1971), Le son des Français d’Amérique (1974-1980), Marc-Aurèle Fortin (1983), Pellan (1985), Liberty Street Blues (1986) sur le jazz Nouvelle-Orléans, Gaston Miron – les outils du poète (1994).
En 1987-88, il conçoit le projet de Musée de l’image en mouvement de la Cinémathèque québécoise. De 1997 à 2002, il est producteur au Studio culture et expérimentation, Programme français, de l’ONF. Par la suite, à titre de cinéaste résident il crée : Tintamarre (2004) et Marron (2006). À partir de 2014, il réalise un cycle de courts-métrages sur les traditions de Lanaudière : Le chant du monde (2015), Matawinie « La rencontre des eaux » (2016), L’esprit du violon Trad (2018), Excusez-là et L’autre bout du monde (2021).
En 2015, il reçoit le Prix Hommages de l’Académie Charles-Cros. Le Prix du Québec Albert-Tessier pour le cinéma lui est décerné en 2018. Depuis 2020, il œuvre à la restauration et à la diffusion des 27 épisodes du Son des Français d’Amérique en collaboration avec la Cinémathèque québécoise, Éléphant – Mémoire du cinéma québécois et l’ONF.